L'évolution de la
température à la surface de la Terre fait l'objet de
nombreuses polémiques.
Les uns, dont le GIEC, affirment que l'accroissement
rapide de + 1°C en moyenne globale pendant les 60
dernières années est dû aux émissions humaines de CO2
(figure 1),
les autres, souvent classés "climatosceptiques"
affirment qu'il n'en est rien et que les variations
constatées sont naturelles et qu'elles seraient dues aux
fluctuations tantôt du soleil, tantôt des nuages, ou de
toute autre cause hypothétique rarement identifiée et
jamais quantifiée, comme l'histoire passée du climat le
démontrerait.
Des physiciens, en grand nombre, se livrent à des
calculs incertains à la complexité variable qui
débouchent pour moitié sur une "innocence" du CO2 et
pour l'autre sur une variation allant de +0,1°C à +1,0°C.
Il est évident que le soi-disant "consensus" n'existe
pas.
D'autre part, il existe
des approches spectroscopiques
basée sur des données scientifiques moléculaires
fondamentales et incontestables
(HITRAN, MODTRAN, RRTM) qui permettent
notamment de simuler l'action
du CO2 et de la vapeur d'eau sur la température de
surface.
Nous utilisons ici le simulateur
RRTM (figure 3) pour
obtenir l'influence présumée de la teneur en CO2 sur l'évolution
de la température moyenne terrestre de surface.
Conformément à ce qui est universellement admis, la
température augmente régulièrement avec la teneur en CO2
mais de façon de plus en plus amortie, de plus en plus
faible (décroissance logarithmique).
Il faut bien constater que la cohérence entre simulation
RRTM et variation mesurée de la température est
troublante (figure 4).
En combinant ainsi les trois courbes, on peut déduire
une influence naturelle, enfin quantifiée, sur la
température réelle (figure 5). Cette influence des
facteurs naturels aurait donc pu être modératrice au
cours des 60 dernières années.
En conclusion, il n'est pas du tout exclu que le CO2
industriel ("anthropique") ait effectivement accru la
température en surface, sans que ceci ne présume une
catastrophe comme veulent le faire croire certains
organismes ayant des objectifs politiques. Il n'est
d'ailleurs pas exclu non plus que cette augmentation qui
reste modérée, surtout sensible dans l'hémisphre Nord,
soit favorable à l'humanité.
1 - Evolution de la teneur atmosphérique en CO2

2 - Evolution de la température mesurée en
surface

3 - Evolution de la température simulée en
fonction du CO2

4 - Evolutions comparatives températures versus
CO2

5 - Effet naturel relatif

à comparer avec les variations de 0,7 ou 0,8°C
reconstituées par Moberg
entre l'optimum médiéval et le petit âge glaciaire
