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Variations solaires d'influence modeste
Par
la rédaction, 11 septembre 2025 - 8 janvier 2026

L'énergie à laquelle est
soumise la planète Terre isolée dans l'espace vient du
soleil. La température terrestre de surface est due à un
équilibre radiatif entre le rayonnement solaire reçu au
niveau du sol et le rayonnement infrarouge restitué par
la terre.
Les autres énergies d'origine terrestre sont négligeables par rapport au flux
solaire continu. Elles représentent au total 1/1000ème
de l'énergie solaire. D'autre part, elles sont plus ou
moins constantes.
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Energies mineures en % par rapport au
soleil Géothermie (dont volcans)
Activités humaines (industries, combustions,...)
Energie des marées
Flux thermique du noyau terrestre |
0,04 %
0,02 %
0,003 %
0,04 % |

L'Irradiance Solaire Totale (TSI - Total Solar
Irradiance) est mesurée à 1360-1361 W/m2 par satellites.
Néanmoins, étrant donnée l'importance de cette
irradiance sur l'équilibre thermique terrestre, les
variations mineures de l'activité solaire sont observées
avec la plus grande attention.
Il existe un cycle solaire périodique de 11 ans ainsi
que des variations de son activité reliées à
l'apparition de taches solaires (explications
détaillées).
Des études récentes des
variations historiques de l'irradiation solaire entre les grands minima (Oort, Wolf, Spörer, Maunder et
Dalton) et les grands maxima (Médiéval et Moderne) ont
été réalisées par
reconstructions d’après les modèles SATIRE et autres
reconstructions fondées sur des données de taches
solaires et d'isotopes cosmogéniques (14C, 10Be).
Etudes conduites notamment par J.L. Lean (2018) et Valentina Penza & Luca
Bertello (2022).
Il résulte de ces études que :
- les variations cycliques (~11 ans) sont de environ ±1 W/m²
autour de l'Irradiance Solaire
Totale (TSI) de 1361 W/m²..
- la variation des niveaux de TSI entre le minimum de
Maunder (1650-1700) et l'époque actuelle est d'environ
2,5 W/m².
- la croissance de la valeur de TSI est d'environ
1,5 W/m²
au cours de la première moitié du siècle dernier. Après
les années 1950, cette valeur est restée sensiblement
constante (en moyenne) jusqu'au début de ce 21ème siècle
Notons que si la TSI globale est de
1360-1361
W/m²
(sur la surface de section terrestre égale à π R²)
l'irradiation moyenne au niveau de la surface totale n'est
que d'environ 165 W/m²
.
Cette variation de TSI d'environ 1/1000ème ne se traduit
pas par 1
W/m² en surface mais
plutôt par 1/1000ème (ordre de grandeur) de l'effet
thermique sur la température de surface.
Ainsi,
l’augmentation de l’irradiance solaire depuis 1900
correspond à environ 0,14 °C de réchauffement de
la surface terretre (ordre de grandeur).
Il en résulte que
l'augmentation de température moyenne terrestre de
1,2-1,3 °C pour la période 2010-2024 (Copernicus,
Forster, ERA5, WMO, Berkeley Earth) par rapport à
1850-1900 (en retirant l'effet ponctuel du dernier El
Nino 2024) ne peut pas être attribuée à une
variation solaire ainsi que tous les négationnistes de
l'effet du CO2 le prétendent.
L'augmentation de
température depuis un siècle est très probablement due à
l'augmentation de teneur de l'atmophère en CO2 comme les
études spectroscopiques le confirment et éventuellement
en partie à des effets naturels inconnus.
Ces augmentations de CO2 et de température moyenne
nous seraient d'ailleurs plutôt bénéfiques.
* * *
* *
Fedorov (2013) établit des variations
(de réduction) solaires faibles : "Les
calculs effectués montrent que, durant la seconde moitié
du 20ème siècle et la première moitié du 21ème siècle, le
disque terrestre a reçu une quantité moindre de
rayonnement solaire que durant la première moitié du
20ème
siècle. Pour la seconde moitié du 20ème siècle, cette
diminution a été aussi faible que 9,5705 × 10¹⁷ J par
an, soit environ 0,00002 %. Pour la première moitié du
21ème siècle, la réduction de l'énergie solaire
atteignant la Terre est plus marquée : 8,75869 × 10¹⁸ J
par an, soit environ 0,00016 % (ce pourcentage est
relatif à la valeur annuelle moyenne de la première
moitié du 20ème siècle)".


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