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Climate Working Group, United States Department of Energy, July 23, 2025

John Christy, Ph.D. Judith Curry, Ph.D. Steven Koonin, Ph.D. Ross McKitrick, Ph.D. Roy Spencer, Ph.D.

Original en anglais, 151 pages

 

Résumé par la rédaction, 14 août 2025

 

Examen critique des impacts des émissions de gaz à effet de serre sur le climat américain

Cet important rapport établi par les meilleurs spécialistes du climat, reconnus pour leur expertise dans le monde entier, rétablit la vérité sur les influences et les phénomènes climatiques aux USA.
En mode de conclusion il compare  les diverses prévisions mondiales qui ont été réalisées en ce qui concerne un éventuel doublement de la teneur en CO2. Comme le passage de 280 ppm de CO2 au 19ème siècle à 560 ppm, soit 0,056% dans l'air (vers 2100 ?). Rappelons qu'actuellement, en 2025, la teneur en CO2 est de 425 ppm.

Phénomènes climatiques aux USA

Le rapport constate que les allégations d'augmentation de la fréquence ou de l'intensité des ouragans, des tornades, des inondations et des sécheresses ne sont pas corroborées par les données historiques américaines. Il affirme que le réchauffement climatique induit par le CO2 semble moins dommageable économiquement qu'on ne le croit généralement, et que des politiques d'atténuation agressives pourraient s'avérer plus néfastes que bénéfiques.
Il constate que les mesures politiques américaines devraient n'avoir que des impacts directs indétectables sur le climat mondial et que leurs effets ne se manifesteront qu'avec un retard important.

Le CO2 améliore la photosynthèse et l'efficacité de l'utilisation de l'eau par les plantes, favorisant ainsi leur croissance. Le verdissement planétaire, dû en partie à l'augmentation des niveaux de CO2 dans l'atmosphère, est bien établi sur tous les continents et favorable aux cultures agricoles .

L'absorption de CO2 par l'eau de mer rend les océans moins alcalins. Mais la baisse récente du pH se situe dans la fourchette de variabilité naturelle à l'échelle millénaire.

Le GIEC a minimisé le rôle du soleil dans le changement climatique, mais des reconstructions plausibles de l'irradiance solaire suggèrent qu'il a contribué au réchauffement récent.
Les modèles climatiques présentent des biais de réchauffement dans de nombreux aspects de leur reproduction des dernières décennies et les températures par mesures réelles sont plus faibles.

Les tempêtes convectives extrêmes, les ouragans, les tornades, les inondations et les sécheresses présentent une variabilité naturelle considérable, mais aucune augmentation à long terme n'est détectée. Une augmentation des précipitations extrêmes peut être observée dans certaines régions sur de courts intervalles, mais les tendances ne persistent pas sur de longues périodes ni à l'échelle régionale. Les incendies de forêt ne sont pas plus fréquents aux États-Unis que dans les années 1980.
Les projections extrêmes d'élévation du niveau de la mer à l'échelle mondiale sont associées à un scénario d'émissions extrêmes peu plausible et à l'inclusion de processus mal compris liés à d'hypothétiques instabilités de la calotte glaciaire.   

Effet thermique d'un doublement de la teneur en CO2 (ECS)

L'analyse du rapport nous permet de réaliser le tableau synthétique suivant :



Notre propre prévision est de + 2,5 °C

Le réchauffement direct dû au doublement du CO2 n'est que d'environ 1 °C sans rétroactions comme l'effet de l'augmentation de la vapeur d'eau comme conséquence (Soden et Held, 2006).
Les deux périodes les plus instructives sont le dernier maximum glaciaire (il y a environ 20 000 ans), qui était d'environ 3 à 7 °C plus froid qu'aujourd'hui, et le Pliocène moyen (il y a environ trois millions d'années), qui était de 1 à 3 °C plus chaud qu'aujourd'hui.
Si l'ECS est très élevée (supérieure à 4,5 °C), des contrôles drastiques et immédiats des émissions deviennent impératifs. Mais par contre aucun contrôle des émissions de CO2 n'est économiquement justifiable pour une ECS inférieure à 2,0 °C.

 

 

 

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