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L'absorption du CO2
par la nature
est-elle sans limite ?
Etude de la rédaction, 10 juin 2025
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Teneur en CO2
dans l'atmosphère
Le CO2
s'homogénéise rapidement dans notre atmosphère
agitée. La teneur en CO2
dans l'air est bien connue par les mesures
permanentes effectuées
depuis 35 ans à l'observatoire d'altitude de Mauna Loa à Hawaï
(hémisphère Nord) qui dépend de NOAA
(National Oceanic and Atmospheric
Administration, USA).
L'effet saisonnier de la
fluctuation de la teneur en cours d'année, dû notamment à
la croissance végétale, est d'environ 5 ppm et
est bien régulier.

En Mai 2025 la teneur moyenne
en CO2 était de
430,5 ppm
au Nord
.
Il faut près d'un an pour que l'air de l'hémisphère
Nord, plus industrialisé et où les émissions de CO2
sont plus importantes,
se mélange à l'air de
l'hémisphère Sud.
Quand à Mauna Loa au Nord la teneur moyenne
mensuelle en CO2 en Avril 2025 était de 429,5 ppm ; à Kennaok /
Cape Grim (Tasmanie, Australie) au Sud, elle était
de 422,3 ppm le même mois.
Cet écart de 7 à 8 ppm est un maximum qui se produit au
moment du printemps boréal (forte photosynthèse
printanière nord contre respiration en automne
austral).
En décembre 2023, l'écart était de 4,1 ppm
entre les deux observatoires. |
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Absorption du CO2
par la nature
La nature absorbe très régulièrement et
semble-t-il rapidement,
environ la moitié du CO2
émis par les activités humaines. La répartition
de cette absorption est évaluée à environ un
quart des émissions par la végétation et un
quart par les océans. La moitié du CO2
existant total
possède ainsi une durée de vie dans l'atmosphère
extrêmement courte, de l'ordre de grandeur de
l'année ou de peu d'années (ou mois ?).
Les déclarations de principe, ne reposant sur
aucune étude sérieuse, qui prétendent que la
durée de vie du CO2
dans l'atmosphère est de 100 ans ou même de 1000
ans sont fantaisistes. Ceci, y compris pour le
CO2
"restant", ce qui n'a pas de sens puisque les
gaz s'homogénéisent rapidement dans l'air à la
même latitude (semaines, mois).
Quantification de l'absorption
Les émissions de CO2
par consommation des combustibles fossiles (gaz,
pétrole, charbon)
sont quantifiées chaque année par plusieurs
organismes : British Petroleum, Global Carbon
Project, EDGAR (Emissions Database for Global
Atmospheric Research, European Commission).
Ceci permet de suivre avec précision la vitesse
d'absorption du CO2
par la nature et sa proportionnalité par
comparaison avec les mesures de Mauna Loa dans
l'atmosphre.
On
constate une très grande régularité du
phénomène.
La proportion du CO2
émis puis absorbé est d'environ 46%.
Cette proportion toutefois ne tient pas compte du CO2
émis par d'autres sources moindres difficilement
quantifiables (feux de forêts, feux domestiques, respiration des
êtres vivants, émissions volcaniques,
champagne,...).
Globalement, il est néanmoins approprié de considérer que
la nature absorbe environ la moitié
du CO2 supplémentaire émis.


La
capacité d'absorption du CO2
est-elle sans limite ?
La question
fondamentale est : La nature peut-elle absorber
indéfiniment la moitié, ou plus que la moité,
voire la totalité du
CO2 émis ?
La capacité d'absorption de la nature apparait
incontestablement très importante. Il n'est pas
anodin de rappeler qu'il y a 500 millions
d'années, au phanérozoïque, la teneur en CO2
était de 6 000 ppm dans l'atmosphère... La
teneur réduite à 180 ppm aux périodes glaciaires
plus récentes devenait même sans doute
critique pour la vie sur Terre...
1)
La croissance des végétaux, puits de carbone, est notablement
accélérée avec des teneurs en CO2 accrues. Les
maraîchers cultivent ainsi leurs légumes dans des serres dont
la teneur en CO2 est poussée (par des
combustions) juqu'à 1000 ppm.
2) On admet que les océans contiennent 60 fois
plus de carbone que l'atmosphère et absorbent
près de 25 à 30 % des émissions de dioxyde de
carbone provenant des activités humaines. Ils absorbent suivant plusieurs phénomènes :
- Dissolution directe (plus importante quand la teneur
augmente dans l'atmosphère -Loi de Henry- et
quand l'eau est froide), particulièrement
forte dans l'océan austral (Pôle Sud). Elle
conduit à la formation d'ions bicarbonate
(HCO3-) et carbonate (CO3--). La craie est la
nécromasse fossile de plancton marin.
- Photosynthèse réalisée par le phytoplancton qui libère de l'oxygène et
qui termine sa vie très brève au fond des océans
ou comme nourriture du zooplancton.
- Consommation du phytoplancton par le zooplancton qui
termine également au fond de l'océan.
3) Altération géologique des silicates par le
CO2 en milieu aérien humide qui conduit à la
formation de carbonates, ce qui diminue la
teneur en CO2 dans l’air.
La vitesse de l'émission du CO2,
et surtout son accélération, rendent mal aisée
l'appréciation de la capacité d'absorption de la
nature et en particulier la cinétique de cette
absorption. Bien que cette vitesse d'absorption
soit à l'évidence assez rapide, de l'ordre d'une
ou au plus quelques années.
On constate
toutefois que le
Taux Global d'Absorption Naturelle
sur une longue période d'une cinquantaine
d'années est constant, autour de
46%, sans aucune baisse perceptible.
Si la quantité des émissions humaines devient
nulle, la nature fera-t-elle
diminuer notablement la teneur en CO2 dans
l'atmosphère ou bien sommes nous dans un
équilibre quasiment atteint, avec une teneur
atmosphérique en CO2 stabilisée pour une longue
période à sa valeur actuelle ?
Projections
à 2050
Ce taux d'absorption de
la moité des émissions de CO2 semble donc bien
pouvoir être extrapolé pour de nombreuses
années. En 2050, sans
diminution de l'utilisation des
combustibles fossiles et sans "Net
Zéro" peu réaliste, la teneur en CO2 dans
l'atmosphère ne devrait pas dépasser 490 ppm. Même suivant l'hypothèse d'une influence très notable du
CO2 sur la température terrestre,
celle-ci ne devrait pas pouvoir croitre de plus de
0,4°C en 2050 par rapport à 2025..
La croissance continue du CO2, même en étant
influent sur la température, se traduira de
toutes façons par un important amortissement de l'augmentation de
température.
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