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Effets des feux de forêt du Sud-Ouest

Peu d'effet sur le climat


Par la rédaction, 26-31 juillet 2026




 
  Les incendies de forêts ne sont pas favorisés par la température de l'air pour quelques degrés. La température à laquelle des matières organiques, végétales peuvent éventuellement s'enflammer spontanément dans l'air est de l'ordre de 300 °C.
Les feux sont favorisés par la sécheresse prolongée  -phénomène météorologique, non climatique a priori-  qui rend les végétaux secs plus facilement inflammables.
Les feux de forêt sont en très grande majorité déclenchés de façon volontaire (intention criminelle) ou par imprudence (mégot, barbecue, travaux,...), plus rarement par la foudre. L'intervention humaine est évaluée à environ 90 % des cas.

                               Quelle différence entre vague de chaleur et canicule ?
MétéoFrance en donne une définition qui est empirique et fluctuante selon la région
Le terme vague de chaleur correspond à une température nationale moyenne d'au moins 25,3 °C pendant un jour ou d'au moins 23,4 °C pendant 3 jours ou plus.
Le terme canicule désigne un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée (au moins 3 jours). Pour les identifier, les météorologues de Météo-France ont défini des seuils de température et de durée qui varient selon les départements. Par exemple, à Toulouse, Météo-France parlera de canicule quand, durant les 3 jours et 3 nuits, les températures maximales seront supérieures à 36 °C et les températures minimales supérieures à 21 °C.
La température la plus élevée en France date du 28 juin 2019 : 46,0 °C mesurée à Vérargues (Hérault).
 


Au 26 juillet, le feu brûle toujours en Gironde et dans les Landes. Des dizaines de milliers de personnes sont évacuées. Le feu n'a pas encore atteint les bilans de 1949, avec 52 000 ha en surface brûlée et la mort de 82 personnes, mais il continue à s'étendre.
En 1949, c'était une période de léger refroidissement planétaire. Ce n'est pas la température de l'atmopshère qui provoque les incendies (il faut atteindre environ 400°C pour une inflammation spontanée) mais c'est la sécheresse prononcée issue de la météorologie et de l'absence de précipitations sur une longue période ; et l'intervention humaine dans 90% des cas : accident ou mise à feu intentionnelle. A ce jour, 143 interpellations ont été effectuées en France en 2026.
Quelques fois la foudre peu déclencher un incendie.

1. CO₂ émis par les incendies

Les incendies du Sud-Ouest sont exceptionnels. Au 25–26 juillet 2026, entre 50 000 et 98 000 hectares avaient brûlé en France selon les méthodes de comptage retenues ; à eux seuls, les grands feux de Gironde et des Landes représentaient plusieurs dizaines de milliers d'hectares. En prenant un ordre de grandeur de 70 000 ha : les forêts de pins landaises contiennent typiquement : 80 à 150 t de carbone/ha dans la biomasse aérienne ; une partie seulement est effectivement oxydée.

Une estimation raisonnable est : 150 à 300 t CO₂ émises par hectare.
Donc 70 000 ha × 200 t CO₂/ha ≈ 14 Mt CO₂

Fourchette plausible : 10 à 20 Mt CO₂

2. Combien cela ajoute-t-il au CO₂ mondial ?

La masse de l'atmosphère est telle que 1 ppm CO₂ = environ 7,8 Gt CO₂
Ainsi 14 Mt = 0,014 Gt CO₂   Autrement dit = 0,002 ppm
C'est 200 fois plus petit que l'augmentation annuelle actuelle ; soit 1/2 journée d'émissions.
De plus, une partie du carbone sera réabsorbée au cours des décennies si la forêt repousse.

3. Effet des fumées sur l'albédo

C'est probablment l'effet climatique immédiat le plus important.

Les fumées contiennent : sulfates, matière organique, carbone noir, cendres fines  (2,5 millions de masques FFP2 sont en cours de distribution).
Ces aérosols :
- réfléchissent une partie du soleil ;
- augmentent l'albédo atmosphérique ;
- diminuent l'irradiance directe au sol ;

A Bordeaux ou Toulouse, sous un épais panache de fumées 800 W/m2 peuvent devenir 500-650 W/m2 en plein été.

4. Refroidissement local

On observe souvent une baisse maximale de température de  -1 à -4 °C..

Sous les plus gros panaches parfois  -5 à -8 °C pendant quelques heures. La fumée agit comme un immense voile.

Pour les habitants, l'effet est réellement mesurable mais les perturbations des conditions de vie générales dominent largement et peuvent être très importantes (évacuations, maisons incendiées, etc.).

5. Effet mondial

Les aérosols vivent peu : quelques jours, parfois deux semaines. Ils retombent ensuite. L'effet planétaire est donc très faible.

A l'échelle globale ; forçage radiatif probablement inférieur à  -0,01 W/m2 pendant seulement quelques jours ; à comparer au CO2 anthropique actuel +2,3 W/m2.

L'effet refroidissant des fumées françaises est donc plus de mille fois plus faible, à l'échelle de la planète

  • à court terme (jours à semaines), les incendies tendent à refroidir localement grâce aux aérosols et aux fumées qui réduisent l'ensoleillement ;
  • à long terme (années à décennies), ils contribuent à un réchauffement faible par les émissions de CO₂, la perte temporaire de puits de carbone et, dans certains cas, la diminution de l'évapotranspiration des forêts détruites



 






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