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Les incendies de
forêts ne sont
pas favorisés par la
température de l'air
pour quelques degrés. La
température à laquelle
des matières organiques,
végétales
peuvent éventuellement
s'enflammer spontanément
dans l'air est de
l'ordre de 300 °C.
Les feux sont favorisés
par la sécheresse
prolongée
-phénomène
météorologique, non
climatique a priori-
qui rend les végétaux
secs plus facilement
inflammables.
Les feux de forêt sont
en très grande majorité
déclenchés de façon
volontaire (intention
criminelle) ou par
imprudence (mégot,
barbecue, travaux,...),
plus rarement par la
foudre. L'intervention
humaine est évaluée à
environ 90 % des cas.
Quelle
différence
entre vague de
chaleur et
canicule
?
MétéoFrance en donne une
définition qui est
empirique et fluctuante
selon la région
Le terme vague
de chaleur
correspond à une
température nationale
moyenne d'au moins 25,3
°C pendant un jour ou
d'au moins 23,4 °C
pendant 3 jours ou plus.
Le terme
canicule
désigne un épisode de
températures élevées, de
jour comme de nuit, sur
une période prolongée
(au moins 3 jours). Pour
les identifier, les
météorologues de
Météo-France ont défini
des seuils de
température et de durée
qui varient selon les
départements. Par
exemple, à Toulouse,
Météo-France parlera de
canicule quand, durant
les 3 jours et 3 nuits,
les températures
maximales seront
supérieures à 36 °C et
les températures
minimales supérieures à
21 °C.
La température
la plus élevée en France
date du 28 juin 2019 :
46,0 °C
mesurée à Vérargues
(Hérault).
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Au 26 juillet, le feu brûle toujours en Gironde et
dans les Landes. Des dizaines de milliers de
personnes sont évacuées. Le feu n'a pas encore
atteint les bilans de 1949, avec 52 000 ha en surface brûlée et la mort de 82 personnes, mais il
continue à s'étendre.
En 1949, c'était une période de léger
refroidissement planétaire. Ce n'est pas la
température de l'atmopshère qui provoque les
incendies (il faut atteindre environ 400°C pour une
inflammation spontanée) mais c'est la sécheresse prononcée
issue de la météorologie et de
l'absence de précipitations sur
une longue période ; et
l'intervention humaine dans 90% des cas : accident ou
mise à feu intentionnelle. A ce jour, 143
interpellations ont été
effectuées en France en 2026.
Quelques fois la foudre
peu déclencher un incendie.
1. CO₂ émis par les incendies
Les incendies du Sud-Ouest sont
exceptionnels. Au 25–26 juillet 2026, entre 50
000 et 98 000 hectares avaient brûlé en France
selon les méthodes de comptage retenues ; à eux
seuls, les grands feux de Gironde et des Landes
représentaient plusieurs dizaines de milliers
d'hectares. En prenant un ordre de grandeur de 70
000 ha : les forêts de pins landaises contiennent
typiquement : 80 à 150 t de carbone/ha dans la biomasse
aérienne ; une partie seulement est effectivement oxydée.
Une estimation raisonnable est :
150 à 300 t CO₂ émises par hectare.
Donc
70 000 ha × 200 t CO₂/ha ≈ 14
Mt CO₂
Fourchette plausible : 10 à 20
Mt
CO₂
2. Combien
cela ajoute-t-il au
CO₂
mondial ?
La
masse de l'atmosphère est telle
que 1 ppm
CO₂ = environ 7,8 Gt
CO₂
Ainsi 14 Mt = 0,014 Gt
CO₂
Autrement dit = 0,002 ppm
C'est 200 fois plus petit que
l'augmentation annuelle actuelle
; soit 1/2 journée d'émissions.
De plus, une partie du carbone sera
réabsorbée au cours des
décennies si la forêt repousse.
3. Effet des fumées sur
l'albédo
C'est probablment l'effet
climatique immédiat le plus
important.
Les fumées contiennent :
sulfates, matière organique,
carbone noir, cendres fines
(2,5 millions de masques FFP2
sont en cours de distribution).
Ces aérosols :
- réfléchissent une partie du
soleil ;
- augmentent l'albédo
atmosphérique ;
- diminuent l'irradiance directe
au sol ;
A Bordeaux ou Toulouse, sous un
épais panache de fumées 800 W/m2
peuvent devenir 500-650 W/m2 en
plein été.
4. Refroidissement local
On observe souvent une baisse
maximale de température de -1 à -4 °C..
Sous les plus gros panaches
parfois -5 à -8 °C
pendant quelques heures.
La fumée agit comme un immense
voile.
Pour les habitants, l'effet est
réellement mesurable mais les
perturbations des conditions de
vie générales dominent largement
et peuvent être très importantes
(évacuations, maisons
incendiées, etc.).
5. Effet mondial
Les aérosols vivent peu :
quelques jours, parfois deux
semaines. Ils retombent ensuite.
L'effet planétaire est donc très
faible.
A l'échelle globale ; forçage
radiatif probablement inférieur
à -0,01 W/m2 pendant
seulement quelques jours ; à
comparer au CO2 anthropique
actuel +2,3 W/m2.
L'effet refroidissant des fumées françaises
est donc plus de mille fois plus
faible, à l'échelle de la planète
-
à court terme (jours à semaines), les
incendies tendent à refroidir localement
grâce aux aérosols et aux fumées qui réduisent
l'ensoleillement ;
-
à long terme (années à décennies), ils
contribuent à un réchauffement faible par les émissions
de CO₂, la perte temporaire de puits de carbone
et, dans certains cas, la diminution de
l'évapotranspiration des forêts détruites
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